Éditions Corti

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La Maison sur la dune

Carlos de OLIVEIRA | Ibériques (2007)
Traduit par Françoise Laye

Il s’agit ici de l’un des chefs-d’œuvre d’Oliveira dont nous avions déjà publié deux ouvrages.

Dans ce premier roman, écrit à 22 ans, nous assistons au destin tragique d’une famille de petits propriétaires terriens et de la communauté paysanne qui lui est étroitement liée.

La force unique de ce roman tient au fait que tout est montré avec une sobriété exemplaire, mais jamais démontré. Ici, pas de théories économiques et sociales, pas de discours grandiloquents, même si les convictions politiques de l’auteur sont transparentes ; mais, sans angélisme, elles rejoignent des constatations évidentes, et dressent le tableau profondément humain de populations accablées de désastres s’accumulant sur une terre condamnée.

Le romancier a su subtilement, grâce à un sens consommé de l’ellipse, faire en porter ce drame par des personnages très forts, tant du côté des notables ou des bourgeois que du côté des paysans qui revêtent une épaisseur psychologique tout à fait insolite en littérature.

Né au Brésil en 1921, d'abord influencé par le courant néoréaliste, traducteur de Supervielle, Aragon, Éluard, Carlos de Oliveira a su transposer, dans ses romans et dans sa poésie, sa préoccupation sociale sur le plan plus élevé du mythe et du symbole.
(Patrick Kéchichian, Le Monde).